Comme chaque fin d’année, nous avons débattu du budget communal et du CPAS en séance du conseil.


Budget CPAS

ECOLO Hamois dénonce le choix de la majorité de raboter les services proposés aux citoyens dans le budget 2016. Ainsi, l’année prochaine, les aides ménagères seront, par exemple, supprimées. Le contrat « Article 60 » ne sera pas non plus renouvelé alors qu’une des missions du CPAS est de réinsérer les personnes en difficulté. Il ne reste alors comme service à Hamois que le strict minimum : le taxi social, la médiation de dette et les repas à domicile. Or, CPAS signifie bien Centre Public d’Action Sociale; ici, il est clair que nous faisons marche-arrière et retournons malheureusement au simple Centre Public d’Aide Sociale.

ECOLO Hamois veut plutôt un CPAS à qui on donne les capacités de réfléchir en terme d’émancipation sociale et qui ne fonctionne pas seulement comme un Bancontact. Nous voulons des projets qui permettraient aux personnes précarisées de sortir de chez elles, de retrouver une vie active tout en améliorant, sur le long-terme, leur existence. D’autres communes, plus en difficultés que Hamois, arrivent à garder des services intéressants pour leur population.

Nous ne pensons pas que c’est un manque de volonté de la part du CPAS mais bien du collège communal. La capacité du Centre dépend, en effet, de la volonté de celui-ci. Et l’investissement dans l’action sociale n’a pas l’air d’être une de ses priorités.

C’est pourquoi nous déplorons aussi le dialogue faussé entre le CPAS et la commune. Il y a peut-être eu une concertation plus approfondie cette année mais les deux acteurs n’ont pas eu le même poids durant la discussion. Lors de cette séance du conseil communal, il a été question du manque de personnel et de moyens mais la commune ne voulait pas intervenir davantage. Il doit, bien entendu, y avoir une concertation CPAS/Commune lors de la réalisation du budget mais que cela se passe sur le même pied d’égalité.

Pour toutes ces raisons, ECOLO Hamois a voté contre ce budget 2016 du CPAS.

Budget communal



Nous notons que le budget est en équilibre malgré les coûts non négligeables dus à la zone de police et à la zone de secours.

Cependant, et ce depuis trois ans, nous ne percevons pas le projet global du collège communal derrière ce budget. Bien qu’il est visible qu’il y a plus d’investissements aujourd’hui qu’hier, où est la cohérence entre tout cela ? Où le collège veut-il nous amener ? On achète par exemple des terrains mais des projets sont encore à la traîne comme le site de la Gozée à Natoye. Nous pensons réellement qu’il manque un cap et une vision sur le long-terme, mais même maintenant sur le moyen terme. Est-ce que la question « Quel sera notre projet de majorité pendant les six prochaines années ? » a déjà été posée et débattue entre eux ? En tout cas, nous ne l’avons pas remarqué dans ce budget 2016, comme les précédents.

En lien avec l’actualité, nous avons aussi scruté le budget par rapport à l’enjeu climatique. En effet, la conférence à Paris, la COP 21, s’est terminée il y a peu. Un accord y a été trouvé entre tous les dirigeants du monde, certes, mais tout reste à faire. En effet, avec ce qu’il y a pour l’instant sur la table, nous allons vers une hausse des températures de +3° ; bien au-delà des +2° ou même des +1,5° envisagés. De plus, nous sommes déjà à +1°, la moitié du parcours a été fait. C’est assez interpellant et les pouvoirs locaux ont un rôle majeur à jouer. Par exemple, pendant ce sommet à Paris, des dirigeants des communes des différentes régions du monde se sont retrouvés pour clamer l’urgence climatique et exposer leurs projets pour lutter contre cette problématique. Hamois doit suivre cette voie, surtout que cela permettrait d’alléger nos coûts énergétiques. Des progrès ont été réalisés en la matière avec les dossiers UREBA à Natoye et Hamois mais l’enjeu est tel qu’il est urgent d’accélérer la cadence et d’avoir plus d’ambition.

Ainsi, malgré certains points positifs, nous nous sommes abstenus sur ce budget communal 2016.

En outre, ce fut assez amusant de voir le bourgmestre nous rétorquer, avec son ironie habituelle, qu’il n’avait pas été invité à cette réunion entre maires à Paris. Nous lui avons répondu que, s’il avait signé la convention des maires et répondu à l’appel à projet POLLEC en juin dernier comme ECOLO Hamois le souhaitait, il aurait été certainement invité. Pour rappel, ce plan POLLEC venant de la Région wallonne aurait permis à la commune de recevoir des subsides pour mieux maîtriser ses dépenses énergétiques et de réduire par la même occasion ses émissions de gaz à effet de serre. Et, à la question de savoir s’il s’agit bien de la compétence communale de lutter contre les changements climatiques, nous répondons un grand OUI. A tous les niveaux de pouvoir, il est possible de prendre des mesures pour assurer une planète viable à nos générations présentes et futures.

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