Le Ministre de l’Aménagement du territoire a accordé sur recours un permis unique permettant l’implantation et l’exploitation d’un poulailler dans le village de Schaltin. Ce projet faisait l’objet d’une vive opposition, qui serait justifiée principalement par les mauvaises odeurs engendrées par l’exploitation de porcs par le même exploitant.

ECOLO Hamois regrette tout d’abord qu’il ne soit toujours pas possible légalement de limiter le développement d’exploitations qui concrétisent un modèle agricole productiviste fort peu ancré dans l’économie locale et produisant des aliments de qualité souvent discutable. Nous espérons à cet égard que le travail mené par le Ministre de l’Agriculture via le futur Code de l’Agriculture sera à la hauteur des attentes fortes des citoyens à ce sujet.

ECOLO Hamois constate néanmoins que l’exploitation dont il est question à Schaltin se fera dans sa forme la moins pire en terme de destruction du paysage agricole actuel, qu’il se situe dans une zone (la zone agricole) destinée à accueillir ce type de projet, et qu’il concerne l’exploitation d’un poulailler de type bio, avec parcours extérieur de 3,8 ha.

Toujours est-il que nous insistons sur l’importance du contrôle, tant de la part de la Commune que de la Région, des conditions d’exploitations et du respect des normes environnementales imposées dans le cadre de la délivrance de permis d’exploiter.

En effet, il est regrettable que l’absence de gestion d’une situation problématique mène à la crainte, bien légitime, qu’il en soit de même pour la nouvelle exploitation.

Il convient de toutefois de rappeler que les mauvaises odeurs ne sont pas une fatalité. La gestion des problèmes d’odeurs peut en effet se faire de deux manières :

1) D’une part en vérifiant, le cas échéant avec l’aide d’un collectif d’habitant comme témoin, le respect des conditions d’exploitations. Et les faire respecter dans le cas contraire.

2) Modifier les conditions d’exploitations du permis si malgré le respect de celles déjà prévues, les odeurs ne sont toujours pas gérées.

Dans les deux cas, l’initiative de mettre autour de la table les différents acteurs administratifs fait partie des missions du collège communal.

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