La séance du 29 avril 2013 peut se résumer comme suit :

1. Demande de délégation du Conseil communal au Collège communal en matière de petits marchés publics : sollicitée dans un objectif de facilité, et afin de ne pas encombrer le conseil communal avec des décisions relatives à des marchés de plus petite importance, nous n’avons bien entendu pas émis d’objections sur le principe. Nous avons néanmoins montré notre intérêt à ce que l’information quant aux marchés passés sous cette procédure soit mise à disposition des conseillers communaux de manière plus aisée que par le passé.

2. Mise en place d’une taxe sur les immeubles bâtis inoccupés : instaurée dans le but de valoriser le bâti, d’utiliser l’espace disponible et d’apporter une première réponse à la problématique des chancres qui s’érigent ici et là dans la commune, nous n’avons pas manqué de voter favorablement par rapport à ce texte. Nous espérons néanmoins que les intentions de la majorité en la matière ne s’arrêteront pas là, et que ce texte sera suivi d’effet. A cet égard, nous attendons toujours de découvrir l’inventaire des bâtiments concernés, qui nous avait pourtant été promis par le Bourgmestre dès 2011, et qui est en cours de finalisation, nous dit-on. Affaire à suivre.

3. Projet Biodibap : Le préau de l’école de Hamois va se couvrir prochainement d’un revêtement végétal grâce aux subsides Biodibap (« Biodiversité sur les bâtiments publics »). Si nous approuvons cette initiative de la commune en faveur de la biodiversité, nous espérons qu’il ne faut pas y voir un effet d’aubaine pour obtenir des subsides supplémentaires, et que ce projet peut être vu comme le premier d’une longue série… On l’espère, même si on en doute un peu. La structure du bâtiment de l’école de Achet ou du Hall Omnisport, qui auraient pu bénéficier de la même mesure n’ont en tout cas pas été prévu pour…

4. Désignation des membres au sein des différentes commissions : CCATM, CLDR et Conseil des Aînés. En espérant que ces commissions puissent mettre sur pied des projets innovants, avec des personnes motivées et réellement impliquées pour le bien-être de tous.

5. Avis du Collège sur le cadre de référence éolien : Après un rappel des différents objectifs en la matière à savoir, l’obligation européenne de diminution de 20% de nos émissions de CO² ; l’ambition de la Région wallonne qui est, elle, de 30% ; l’objectif d’augmentation de 20% de l’énergie provenant de sources renouvelables ; un potentiel d’emploi non-délocalisables estimé à 16.000 emplois concernant la mise en place d’éoliennes, … le collège nous a surpris (en fait, pas vraiment) en concluant par un « non » à la cartographie éolienne, sans véritables arguments dignes de ce nom.

Les motifs de ce rejet ? Principalement et en résumé : une carte pas claire. Là-dessus, même si nous nous accordons, comme tout le monde, sur le fait qu’elle aurait pu être plus précise (A noter qu’une promesse de pouvoir disposer de cartes plus précises devrait être prochainement honorée), nous nous étonnons néanmoins que celle-ci ait empêché toute analyse, même sommaire, de la cartographie à l’échelle de la commune. Ce travail n’aurait en effet même pas été envisagé. Dommage !

Ce qui rend le deuxième argument développé par le collège, selon lequel l’avis des communes n’est de toute façon jamais pris en compte, d’autant plus étrange… En effet, comment prendre en compte l’avis d’une commune qui n’en rend pas ? Au contraire, cette première consultation des communes avait justement pour objectif d’écouter leurs observations, elles qui connaissent si bien leur terrain local. Une occasion manquée, donc. Heureusement, il restera encore aux habitants et à la commune des occasions de se manifester à ce sujet. Une enquête publique devrait débuter prochainement, laquelle sera suivie par une nouvelle consultation des communes.

Enfin, pour être exhaustif, il est de bon ton de reprendre les autres arguments énumérés par le collège pour rendre un avis défavorable sur cette cartographie. Ce sera relativement facile : « atteinte à notre cadre de vie et au patrimoine de notre commune », « atteinte au paysage », et « problèmes de bruit ». Et si ça c’est pas un avis argumenté… Quant à l’argument selon lequel « Nous préférons réduire notre consommation et mieux isoler », nous en prenons bonne note, et sommes toujours aussi curieux d’analyser les fameux audits des bâtiments communaux… Enfin, avec tout ça, voyons quand même le positif : la majorité n’est pas (et en tout cas le Président du conseil qui s’est exprimé à titre personnel) opposée à l’éolien… C’est déjà ça !

Toujours est-il que pour nous, ce cadre de référence et la cartographie qui l’accompagne, qui sont sans doute perfectible sur certains points (et c’était donc le but de la consultation…) apporte néanmoins une réponse permettant d’assurer une gestion cohérente et responsable du territoire wallon: maintien d’une distance par rapport à l’habitat, normes en termes de bruit, distances minimales à respecter entre sites éoliens, limitation de l’effet d’encerclement, prise en compte des éoliennes dans le paysage, et encouragement explicite par rapport à une réappropriation, par le citoyen et les pouvoirs publics que sont les communes, de leur énergie. Dommage que face à tous ces avantages, la majorité Ensemble préfère l’anarchie du « premier arrivé, premier servi » à un territoire « organisé et réfléchit ».

6. En divers, nous avons tenu à rappeler à l’Echevine des finances que toute augmentation du coût des services offerts à la population, comme le sont à présent le coût des cartes d’identité, doit en principe être décidée en conseil communal… à défaut de quoi le prix réclamé est bel et bien illégal…

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