Extension de la zone vulnérable pour les nitrates.

La commune de Hamois est, dans son intégralité, concernée par l’extension de la zone vulnérable pour les nitrates et par les nouvelles obligations que l’extension de cette zone engendre pour les agriculteurs. Même si nous ne nous réjouissons pas de la mise en place de ces nouvelles mesures à l’égard du monde agricole et de ce secteur déjà fragilisé par le contexte économique actuel, ces mesures, qui nous sont par ailleurs imposées par l’Europe, trouvent pleinement leur justification si l’on a égard à la préservation d’une eau et d’un environnement de qualité.

Ces mesures sont par ailleurs un signal qu’il est temps, si nous voulons veiller à la préservation de notre patrimoine, de passer progressivement à une autre agriculture, moins intensive…

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MINISTRE HENRY

Namur, le 22 novembre 2012

Extension de la « zone vulnérable pour les nitrates »

Le ministre wallon de l’Environnement Philippe Henry a signé ce jeudi 22 novembre des arrêtés d’extension de la « zone vulnérable pour les nitrates », en Pays de Herve, en Condroz et dans le Sud-Namurois.

Les « Zones vulnérables pour les nitrates » sont les zones où les eaux souterraines présentent une teneur en nitrates qui approche dangereusement la norme européenne de 50 milligrammes par litre. Au-delà de cette norme, l’eau est considérée comme non-potable. Les eaux de surface sensibles au risque d’eutrophisation sont également comprises dans ces nouveaux périmètres.

L’épandage d’effluents agricoles étant la principale source d’augmentation de la teneur en nitrates des eaux souterraines, une série de mesures s’imposent en zone vulnérable : limitation de l’épandage, périodes plus strictes d’épandage, imposition d’une couverture des sols par les cultures intercalaires piège à nitrate, interdiction de labourer les prairies en période hivernale, etc.

Ces zones vulnérables couvrent actuellement près de 40% du territoire wallon mais, la situation ne s’améliorant pas suffisamment, l’Union européenne a imposé à la Wallonie d’étendre son périmètre des zones vulnérables. Alors que celle-ci souhaitait que l’ensemble de la Région wallonne soit placée en zone vulnérable (comme le sont les régions limitrophes), la proposition du ministre wallon de l’Environnement Philippe Henry limitait l’élargissement au Sud-Namurois, l’entre Sambre et Meuse, au Condroz et au Pays de Herve en concertation avec son collègue de l’agriculture Carlo Di Antonio.

Au cours de l’enquête publique menée entre le 17/08 et le 16/09 dans les communes concernées par l’extension, près de 600 personnes dont une grande majorité d’agriculteurs, 12 communes et plusieurs fédérations agricoles, les associations environnementales et les producteurs d’eau se sont manifestés.

Sur cette base le projet d’extension a été revu. Certaines zones du pays de Herve présentant des particularités géologiques et une meilleure qualité de l’eau ont été retirées du projet d’extension initiale de la zone vulnérable : les communes de Kelmis, Raeren et la partie des communes de Eupen, Lontzen et Plombières située en rive droite de la rivière « Gueule » ne sont plus concernées. Plusieurs communes du Sud-Hainaut ont été ajoutées à l’initative du Ministre vu la situation défavorable de la qualité des eaux.

Avec cette extension, le nombre d’exploitations pratiquant l’élevage concernées par la zone vulnérable passera de 8.756 à 10.659 (sur un total de 15.000 en Wallonie).

Vu les difficultés que peut constituer le passage en zone vulnérable pour certains agriculteurs déjà fragilisés par la situation économique générale du secteur, des mesures sont prévues. Le régime des contrats d’épandage permet aux agriculteurs d’épandre leur lisier en surplus dans des zones non-vulnérables. A plus long terme, des mesures d’encouragement au développement de la biométhanisation sont envisagées. Par ailleurs, la structure d’encadrement Nitrawal aide les agriculteurs à s’adapter aux mesures de protection de l’eau potable wallonne.

En documents-joints, vous trouverez :

  • l’arrêté du Ministre pour le « Sud Namurois »
  • la carte générale
  • la sous-carte « Sud Namurois »
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