A partir de 2015, en vertu d’une directive de l’UE, il sera interdit de vendre et de produire des lampes à vapeur de mercure haute pression sur tout le territoire européen . Or, l’éclairage public utilise encore largement ce genre de technologie. Alors qu’a Bruxelles, il ne reste plus que 6000 de ces lampes à remplacer sur les voiries communales, en Wallonie, sur les 600.000 lampes installées sur les voiries communales, 100.000 ont plus de 30 ans d’âge. Parmi elles, plus de 50.000 luminaires sont équipés de lampes à vapeur de mercure haute pression, très énergivores et interdites dés 2015. Depuis des années, leur remplacement se poursuit lentement, à la faveur d’une subvention octroyée par la Région wallonne aux communes (16 millions entre 1999 et 2011). Trop lentement ! Car en 2010, au rythme où se libéraient les subsides, on a calculé qu’il faudrait 20 ans pour venir à bout de toutes les lampes obsolètes. L’article du Soir du 3 mars « L’éclairage, pas au bout du tunnel » pose bien le problème.

L’article paru dans le Mouvement communal en décembre 2010 « Garantir un éclairage public de qualité dans les communes wallonnes » permet de découvrir l’état des lieux en Wallonie avec des cartes du nombre de lampes à mercure par commune et la présentation de solutions de gestion rationnelle de l’éclairage public mises en oeuvre à Beckerich ou à Lille.

La rénovation des parcs d’éclairage communaux constitue une priorité et présente un grand intérêt pour l’ensemble de la collectivité :
– réduction de la consommation d’énergie et allégement de la charge des communes ;
– contribution à la lutte contre les changements climatiques ;
– diminution des coûts d’entretien et, par conséquent, limitation des surcharges de l’obligation de service public (OSP) mise à charge des GRD relative à l’entretien de l’éclairage public ;
– revalorisation des quartiers et amélioration du cadre de vie par la mise en place d’un éclairage adapté.

Avec la libéralisation du marché de l’électricité et l’augmentation importante des coûts de l’énergie facturée aux communes, l’éclairage public est, en effet, devenu un enjeu majeur. Dans de nombreuses communes, l’énergie consommée par l’éclairage public représente 53 à 69 % de leur facture d’électricité annuelle. Quelles sont dès lors les possibilités offertes aux communes pour maîtriser leurs coûts financiers et participer à l’effort de réduction des consommations énergétiques ? Quelles sont les obligations en matière d’éclairage public ? Quelles sont les perspectives technologiques ? Autant de questions qui sont développées dans le « Dossier éclairage public » paru eu 2009 dans le Mouvement communal. Le dossier présente également les choix effectués à Mons, à Villers-le-Bouillet ou à Amel.

Pour en savoir plus sur l’ampleur du problème dans les communes de Namur, se reporter également à l’article repris en copie. Malheureusement, Hamois n’a pas communiqué de chiffres.

C’est pourquoi nous écrivons aujourd’hui à l’Echevin des travaux. Voir lettre en fichier joint ci-dessous.

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