L’immersion linguistique – un projet avorté

La création de classes en immersion linguistique fut un dossier chaud en début de législature. Quand le Bourgmestre et l’échevine de l’enseignement présentent ce projet leur décision est prise mais personne n’a été consulté, ni les enseignants, ni les conseils de participation des écoles qui, d’ailleurs, ne sont jamais convoqués.

La locale ECOLO avait pourtant attiré l’attention sur les risques que représentait un projet mal préparé. En effet, pour passer d’un projet « vitrine » à un projet réussi, il faut pouvoir mettre en place les conditions de la réussite, à savoir:
– Concerter les équipes éducatives et créer un comité d’accompagnement pédagogique digne de ce nom,
– Anticiper les conséquences dans la durée : 2 classes deviendront 14 six ans plus tard, et autant d’enseignants néérlandophones à trouver…
– Éviter le renforcement des concurrences au détriment des écoles de villages…

Si des moyens financiers existent, il faut, aux yeux des écolos qu’ils puissent servir à améliorer l’apprentissage des langues pour tous les enfants et pas seulement pour quelques-uns.

La majorité en place refusa le débat et considéra que qui ne le suivait pas était contre l’immersion et donc contre l’avenir des enfants.
Le projet tomba heureusement rapidement à l’eau mais toujours pas de programme « langues pour tous »…

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