Tout récement, la maison visitée a été certifiée passive par la région wallonne via « la plate-forme maison passive » organisme agréé par la région wallonne pour certifier les maisons passives.
Consulté l’inventaire des maisons passives certifiées à l’adresse suivante : http://www.maisonpassive.be/?-Inventaire-#lrw

Maison passive écologique
Au départ, nous préférions rénover que construire mais l’habitat ancien était systématiquement trop petit pour accueillir la famille et agrandir aurait souvent dénaturé le style de l’habitat. Dans l’habitat existant mais plus récent (1960), on a pu trouver des maisons de la bonne taille mais avec une isolation médiocre. Ce qui rendait le coût d’achat avec rénovation exorbitant.

Nous avons donc rapidement opté pour une nouvelle construction performante d’un point de vue énergétique. En effet, il faut d’abord investir dans les économies d’énergies avant d’investir dans la production d’énergie renouvelable, que se soit en solaire thermique ou photovoltaïque. Le souci de diminuer notre empreinte sur l’environnement à toujours été présent. Et après 5 années de recherche, documentation et réflexions, nous en sommes venus à construire une maison passive à ossature bois dont chaque matériaux a fait l’objet d’une attention particulière quant à son empreinte sur l’environnement (Nous avons privilégié par exemple le bois, les coquillages, la cellulose issue du papier à recyclé, …). Nous n’avons toutefois pas voulu nous priver des avantages techniques et de durabilité que peuvent procurer certains matériaux dits à énergie grise importante mais nous les avons utilisés avec parcimonie, là où il était vraiment utile. Pour ces mêmes raisons et dans la mesure du possible, nous avons privilégié des matériaux à productions locale ou produits au plus proche et de la main-d’œuvre locale.

Afin de tenir compte du contexte économique et social de notre région, il nous paru aussi évident de faire appel à des entreprises de formation par le travail. Et sans aucun doute, nous ferions de nouveau appel à elles pour un autre projet.

Pour essayer d’atteindre la certification maison passive, nous avons prêté attention aux points suivants :
– Réduire les déperditions thermiques par une isolation poussée ( Bonne épaisseur des isolants, dans notre cas l’isolant est de l’ISOFLOC qui est en fait de la cellulose floconnée issue du papier recyclé);
– Réduire les pertes de chaleur par une extrême étanchéité du bâtiment à l’air et en évitant les ponts thermiques.
– Garantir la qualité de l’air par un système mécanique de ventilation forcée avec récupérateur de chaleur à haut rendement ;
– Utiliser l’énergie passive (orientation du bâtiment, verrière façade sud, énergie solaire, inertie du bâtiment …)
– Réduire la demande énergétique par l’utilisation d’équipements à meilleur rendement (réduire la consommation des équipements, utiliser plutôt des appareils A+)
Ces différents points conduisent à satisfaire les standards suivants :
-Une demande énergétique annuelle pour le chauffage < 15 kWh/m².a; -Une demande énergétique finale globale pour le chauffage, l’eau chaude, les équipements domestiques < 42 kWh/m².a; (Pour comparaison, une maison basse énergie consomme, elle, 70 kWh au m2 par an, alors qu'une habitation traditionnelle en utilise entre 100 et 120 et les anciennes bâtisses entre 180 et 200. ) ...le maintien d’une ambiance de confort peut alors être garanti à l’intérieur du bâtiment sans apport d’un système de chauffage conventionnel. Le bâtiment n’étant plus chauffé activement, nous pouvons à juste titre parler de « bâtiment passif » ou, de « maison passive ». En résumé : L’appellation « maison passive » se réfère à des standards de construction qui vont bien au-delà des standards de « maison à basse énergie ». Les autres choix quant à la forme du bâtiment et l'arbre (chêne de 9,5m) comme poteau porteur au centre de l'habitation sont des choix esthétiques. Tant qu'à faire construire, autant y mettre de l'architecture. Mais rien de tout cela n'aurait été possible sans notre architecte. Définitions : L’énergie grise est la quantité d’énergie nécessaire à la production et à la fabrication des matériaux ou des produits industriels. En théorie, un bilan d'énergie grise additionne l'énergie dépensée lors : - de la conception du produit ou du service - de l'extraction et le transport des matières premières - de la transformation des matières premières et la fabrication du produit ou lors de la préparation du service - de la commercialisation du produit ou du service - de l'usage ou la mise en œuvre du produit ou lors de la fourniture du service - du recyclage du produit Exemples de bilan d'énergie grise Les métaux sont très gourmands en énergie grise, et les matières synthétiques plus que les matières naturelles. Les matériaux suivants ont été classés dans l’ordre du moins gourmand au plus gourmand en énergie grise : - Isofloc : 0,0029 MWh/m³ - Epicea : 0,24 MWh/m³ - Bloc de béton : 0,7 MWh/m3 - Brique pleine : 1,2 MWh/m3 - Béton armé : 1,85 MWh/m3 - Acier recyclé : 24 MWh/m3 - Acier primaire : 52 MWh/m3 - Cuivre 140 MWh/m3 - Zinc-titane 180 MWh/m3 - Aluminium 190 MWh/m3

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